Le handicap ne retire pas le droit de décider pour soi.
Le 15 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté définitivement la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir.
Ce texte ouvre un nouveau droit, dans des situations précises et sous des conditions strictes.
Les personnes en situation de handicap ne peuvent pas en être écartées du seul fait de leur handicap.
Cette avancée dépasse donc la seule question de la fin de vie.
Elle rappelle un principe essentiel : chaque personne doit pouvoir exprimer ses choix et prendre part aux décisions qui concernent son existence.
Mais voter un texte ne suffit pas.
Il faudra désormais garantir une information compréhensible et accessible, accompagner l’expression d’une volonté libre et éclairée, former les professionnels et maintenir un cadre éthique exigeant.
Sans opposer l’aide à mourir aux soins palliatifs.
Car respecter la dignité d’une personne, c’est lui permettre de vivre dans les meilleures conditions possibles jusqu’au bout.
C’est aussi entendre ses choix, même lorsqu’ils nous bousculent.
L’autodétermination ne peut pas s’arrêter lorsque les décisions deviennent difficiles.
Article publié le 31 juillet 2026

